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Un groupe de défense des droits de l’homme affirme que des dizaines de personnes ont été tuées lors de manifestations en Iran alors que la répression s’intensifie

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Plus de 75 personnes ont été tuées dans la répression iranienne au cours des 11 nuits de troubles provoquées par la mort de Mahsa Amini, a déclaré un groupe de défense des droits de l’homme, alors que les nations occidentales intensifient la pression sur la république islamique pour mettre fin à la violence.

L’agence de presse semi-officielle Fars a rapporté mardi qu'”environ 60″ personnes sont mortes, par rapport au bilan officiel de 41 morts annoncé samedi par les autorités.

Les manifestants sont à nouveau descendus dans la rue lundi soir, comme ils le font chaque nuit depuis la mort d’Amini le 16 septembre à la suite de son arrestation pour avoir prétendument enfreint les règles strictes du pays sur les voiles et les vêtements pudiques, ont indiqué des témoins à l’AFP.

À Sanandaj, la capitale de la province du Kurdistan, dans l’ouest d’Amini, des femmes sont montées sur les toits des voitures pour retirer leur foulard devant des foules en liesse, ont montré des images diffusées par le groupe iranien des droits de l’homme (IHR), basé à Oslo, sans policiers en vue. être vu.

Les foules à Téhéran ont scandé “Mort au dictateur”, appelant à la fin du règne de plus de trois décennies du guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, 83 ans.

Une vidéo tournée à plusieurs étages au-dessus du niveau de la rue, apparemment dans la ville de Tabriz, montrait des manifestants au son de grenades lacrymogènes tirées par les forces de sécurité.

IHR a déclaré qu’au moins 76 personnes ont été tuées dans la répression qui a imposé des restrictions radicales sur Internet, y compris des blocages sur Instagram et WhatsApp.

Les autorités ont déclaré lundi avoir procédé à plus de 1 200 arrestations. Parmi les personnes arrêtées figurent des militants, des avocats et des journalistes, ainsi que des manifestants.

Dans la province de Semnan, à l’est de Téhéran, 26 femmes figuraient parmi les 155 personnes arrêtées, a rapporté l’agence de presse iranienne Fars.

Dans la province de Gilan, foyer de manifestations sur la côte de la mer Caspienne, le service de renseignement des Gardiens de la révolution a arrêté 12 personnes, a annoncé mardi l’agence de presse Tasnim.

Le ministre de la Santé Bahram Einollahi, cité par l’agence de presse officielle IRNA, a accusé les manifestants d’avoir détruit 72 ambulances.

Des militants basés à l’étranger affirment que les autorités utilisent des ambulances pour transporter les forces de sécurité.

L’IRNA a déclaré mardi que 10 agents des forces de l’ordre avaient été tués par des “émeutiers” ces derniers jours.

La répression des manifestations dirigées par des femmes a été condamnée dans le monde entier.

Mardi, le groupe de réflexion américain Freedom House s’est joint au chœur, appelant “les autres gouvernements à soutenir ces courageux manifestants et à tenir les responsables iraniens responsables de leurs abus”.

tensions avec l’Occident

Les tensions avec les puissances occidentales sont montées alors que la France a publié lundi sa “condamnation la plus ferme” de la “répression violente” contre les forces de sécurité, que l’Allemagne a convoqué l’ambassadeur d’Iran et que le Canada a annoncé des sanctions.

Un jour plus tôt, l’Union européenne avait déploré la répression et Téhéran a déclaré avoir appelé des émissaires britanniques et norvégiens.

“Nous appelons la communauté internationale à prendre des mesures concrètes décisives et unies pour mettre fin au meurtre et à la torture des manifestants”, a déclaré le directeur de l’IHR, Mahmood Amiry-Moghaddam.

Des séquences vidéo et des certificats de décès obtenus par IHR ont montré que “des balles réelles étaient tirées directement sur les manifestants”, a-t-il accusé.

Des policiers anti-émeutes en gilets pare-balles noirs ont battu des manifestants à coups de matraque lors de combats de rue et des étudiants ont renversé de grandes photographies du chef suprême et de son défunt prédécesseur, l’ayatollah Ruhollah Khomeini, dans une récente vidéo publiée par l’AFP.

Au moins 20 journalistes ont été arrêtés, selon le Comité pour la protection des journalistes.

“Demandes du peuple”

Le chef de la justice iranienne, Gholamhossein Mohseni Ejei, a souligné “la nécessité d’une action décisive sans clémence” contre les instigateurs des manifestations.

Mais un puissant religieux chiite longtemps aligné avec l’establishment ultra-conservateur du pays a exhorté les autorités à adopter une ligne plus douce.

“Les dirigeants doivent écouter les revendications du peuple, résoudre ses problèmes et faire preuve de sensibilité pour ses droits”, a déclaré le grand ayatollah Hossein Nouri Hamedani.

La condamnation occidentale de la répression sanglante a assombri les efforts diplomatiques visant à relancer un accord nucléaire entre l’Iran et les grandes puissances qui a été abandonné par le président américain de l’époque, Donald Trump, en 2018.

Le chef de la politique étrangère de l’UE, Josep Borrell, qui a dirigé ces efforts, a critiqué dimanche l’Iran pour son “usage généralisé et disproportionné de la force contre des manifestants non violents”.

La semaine dernière, les États-Unis ont imposé des sanctions contre la police des mœurs iranienne, et le Premier ministre canadien Justin Trudeau a déclaré lundi que son propre pays ferait de même avec un ensemble de sanctions “sur des dizaines d’individus et d’entités”.

(AFP)



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