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Macron force le budget à travers un parlement français divisé

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Le gouvernement du président Emmanuel Macron a tenté mercredi de faire adopter son budget 2023 au Parlement sans vote après avoir lutté en vain pour le faire passer par la chambre basse fracturée du Parlement.

L’administration tente de sortir le pays d’une crise économique qui a déclenché des actions revendicatives et des manifestations de rue.

Mais après des semaines de perturbations liées aux grèves dans les raffineries de pétrole et les dépôts de carburant qui ont provoqué des pénuries de pompes à essence, le gouvernement a attendu la grève de mardi et des manifestations plus larges avant de révéler la décision controversée.

Les grèves n’ont été que l’un des défis auxquels Macron est confronté au cours de son second mandat.

La perte de sa majorité absolue aux élections législatives de juin l’a empêché de gagner suffisamment de députés pour adopter le paquet.

“Nous devons doter notre pays d’un budget”, a déclaré la Première ministre Elisabeth Borne aux législateurs en annonçant l’utilisation de l’article 49.3 de la Constitution française.

En vertu de la clause, une loi peut être adoptée automatiquement à moins que l’opposition n’adopte son propre vote de défiance envers le gouvernement.

“Tous les partis d’opposition ont confirmé leur intention de rejeter le texte”, mais “les Français attendent… de nous des actes et des résultats”, a-t-il dit, sous les huées de l’opposition et les applaudissements de ses partisans.

Les députés de l’alliance de gauche NUPES ont commencé à quitter la chambre avant que Borne n’ait fini de parler.

Après avoir promis un débat ouvert, le camp de Macron a subi ces derniers jours une série de défaites dans la première des milliers d’amendements proposés à ses plans budgétaires pour l’année prochaine.

« Brutalité antidémocratique »

Les députés de l’opposition ont accusé mercredi le gouvernement de perdre du temps.

“Le macronisme est devenu une forme d’autoritarisme”, a déclaré à la presse Mathilde Panot, la première adjointe de La France insoumise (LFI), après l’annonce de Borne.

“Les travaux du Parlement ont été balayés en quelques heures”, a déclaré la représentante des Verts Cyrielle Chatelain.

Tous deux faisaient partie des 151 députés de la NUPES qui ont signé une motion de censure contre le gouvernement.

Un tel “acte de brutalité antidémocratique… nous amène à exiger la censure du gouvernement”, a-t-il déclaré.

A l’extrême droite, l’Agrupación Nacional (RN) prévoit de présenter jeudi sa propre motion de censure.

Mais comme l’extrême gauche et l’extrême droite ne veulent pas se soutenir mutuellement, aucune des deux n’atteindra probablement les 289 voix requises.

Macron a déjà accru la pression sur les députés en promettant de dissoudre le parlement et de convoquer de nouvelles élections si un vote de défiance réussit.

Le chef du caucus républicain conservateur, Olivier Marleix, lorsqu’on lui a demandé s’il pouvait soutenir l’une des motions, a déclaré qu’il serait “inutile d’entasser le chaos sur le chaos”.

‘vivre avec’

Suite au revers électoral de cet été qui a coûté au parti de Macron sa majorité parlementaire, lui et ses ministres ont promis d’être plus ouverts au dialogue avec l’opposition et la société civile que lors de ses cinq premières années à la présidence.

Mais ils ont rejeté les accusations des législateurs selon lesquelles l’utilisation de l’article 49.3 signifie l’abandon de ces efforts.

L’article signifie que “le gouvernement a la capacité de forcer l’adoption d’un projet de loi alors qu’en fait, l’opposition peut l’accepter”, a déclaré François Bayrou, chef du parti du Mouvement démocrate allié à Macron, sur France Inter.

L’adoption du budget étant presque assurée, les législateurs se sont demandé lesquels de leurs amendements durement combattus pourraient rester, le choix étant entièrement laissé aux ministres.

Borne a déclaré qu’il resterait “environ 100” modifications, dont certaines de l’opposition.

Le budget “a été nourri, complété, amendé, voire corrigé après les débats de ces derniers jours”, a-t-il déclaré aux parlementaires.

Un haut législateur a déclaré à l’AFP que les changements, y compris les allégements fiscaux pour la garde d’enfants et les très petites entreprises, coûteraient jusqu’à 800 millions d’euros (782 millions de dollars).

Cependant, le ministre des Finances Bruno Le Maire a averti Borne qu’il ne soutiendrait pas les changements qui ouvriraient des trous dans le budget, a déclaré une autre personne présente à la réunion de lundi.

(AFP)



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