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La Turquie adopte une nouvelle loi sur la “désinformation” qui pourrait emprisonner les journalistes

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Le parlement turc a adopté jeudi une loi proposée par le président Tayyip Erdogan qui emprisonnerait les journalistes et les utilisateurs des médias sociaux jusqu’à trois ans pour diffusion de “désinformation”, malgré les profondes inquiétudes concernant la liberté d’expression.

Les législateurs du parti AK (AKP) au pouvoir d’Erdogan et ses alliés nationalistes du MHP, qui ont ensemble la majorité, ont voté pour approuver le projet de loi même en tant que parlementaires de l’opposition, pays européens et militants des droits. Les médias ont appelé à sa suppression.

L’article 29 de la loi a soulevé le plus de préoccupations concernant la liberté d’expression. Il indique que ceux qui diffusent en ligne de fausses informations sur la sécurité de la Turquie pour “semer la peur et troubler l’ordre public” seront passibles d’une peine de prison d’un à trois ans.

Les critiques ont déclaré qu’il n’y avait pas de définition claire des “informations fausses ou trompeuses”, laissant la loi ouverte aux abus des tribunaux, qui, selon eux, ont réprimé de manière agressive la dissidence ouverte ces dernières années dans le pays d’environ 85 millions.

Engin Altay, un député du Parti républicain du peuple (CHP) de l’opposition, a déclaré quelques minutes avant le vote final que le pays était déjà en retard sur la plupart des autres en matière de liberté de la presse et que la loi rendait “impossible de se classer sur ces listes”.

L’AKP d’Erdogan a déclaré qu’une législation était nécessaire pour lutter contre la désinformation et les fausses accusations sur les réseaux sociaux et qu’elle ne ferait pas taire l’opposition.

Le projet de loi va maintenant au président pour approbation finale.

La question de la liberté de la presse revêt une importance croissante à l’approche des élections présidentielles et parlementaires de l’année prochaine, les sondages montrant le soutien à Erdogan et à son AKP en baisse depuis le dernier vote.

Une enquête de Reuters a récemment montré comment les principaux médias sont devenus une chaîne de commandement étroite à partir des gros titres approuvés par le gouvernement, tandis que les petits médias indépendants et d’opposition font face au poids des sanctions réglementaires.

La Commission de Venise, qui conseille l’organisme de surveillance des droits du Conseil de l’Europe, s’est dite particulièrement préoccupée par les conséquences de la disposition sur la prison de la loi, “à savoir l’effet dissuasif et l’autocensure accrue” avant le vote.

(Reuters)



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