You are currently viewing Coups de feu près du palais présidentiel du Burkina Faso à Ouagadougou

Coups de feu près du palais présidentiel du Burkina Faso à Ouagadougou

  • Post author:
  • Post category:News



Publié le:

Des coups de feu ont été entendus vendredi matin autour du palais présidentiel du Burkina Faso et du quartier général de sa junte militaire, qui a pris le pouvoir lors d’un coup d’État en janvier dernier, ont indiqué des témoins à l’AFP.

Plusieurs routes principales de la capitale, Ouagadougou, ont été bloquées par les troupes et la télévision d’Etat a été coupée, diffusant un écran vide sur lequel était inscrit “pas de signal vidéo”, ont indiqué des journalistes de l’AFP.

“J’ai entendu de fortes explosions vers 04h30 (04h30 GMT) et maintenant les routes autour de ma maison sont bloquées par des véhicules militaires”, a déclaré à l’AFP un habitant vivant près du palais présidentiel.

La cause des tirs et des détonations n’était pas immédiatement claire.

Des troupes étaient stationnées aux principaux carrefours de la ville, notamment dans le quartier Ouaga 2000, siège de la junte présidentielle et militaire, mais aussi devant le siège de la télévision d’Etat, a indiqué un journaliste de l’AFP.

La violence a éclaté dans ce pays enclavé d’Afrique de l’Ouest après que le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba a pris le pouvoir lors d’un coup d’État en janvier, renversé le dirigeant élu Roch Marc Christian Kaboré et juré de maîtriser les djihadistes.

Comme dans les pays voisins, des insurgés affiliés à al-Qaïda et au groupe État islamique ont attisé les troubles, même après que Damiba au début du mois a limogé son ministre de la Défense et pris lui-même ses fonctions.

Dans le mini-remaniement, le premier depuis la nomination d’un gouvernement de transition en mars, un seul nouveau ministre s’est présenté : le major-colonel Silas Keita a été nommé vice-ministre chargé de la défense nationale et promu général de brigade.

Des milliers de personnes ont été tuées et environ deux millions de personnes déplacées par les combats depuis 2015, lorsque l’insurrection s’est étendue au Burkina Faso.

Les attaques se sont multipliées depuis le début de l’année, malgré la promesse du conseil de faire de la sécurité sa priorité absolue, et le mois de septembre a été particulièrement sanglant.

Lundi, des djihadistes présumés ont attaqué un convoi transportant du ravitaillement vers la ville de Djibo, dans le nord du pays. Le gouvernement a déclaré que 11 soldats avaient été tués et qu’une cinquantaine de civils étaient portés disparus.

Plus de 40 % du Burkina Faso, une ancienne colonie française, échappe au contrôle du gouvernement.

Une grande partie de la région du Sahel combat une insurrection, qui s’est également propagée au Niger. Ces dernières années, la violence a commencé à s’étendre aux États côtiers de la Côte d’Ivoire et du Togo.

“La détérioration de la situation sécuritaire au Burkina Faso et au Mali a fait des pays côtiers du nord la nouvelle ligne de front contre les groupes armés opérant au Sahel”, a déclaré la Fondation Konrad Adenauer, un groupe de réflexion allemand.

Les forces françaises ont soutenu le Mali contre les insurgés pendant près d’une décennie, mais le président Emmanuel Macron a décidé de se retirer après que la France et la junte malienne se sont disputées au sujet d’un coup d’État militaire. Les dernières troupes françaises de l’opération française Barkhane sont parties le mois dernier.

(AFP)



Source link